Le vice-président du Soudan du Sud, Riek Machar, a appelé les Nations Unies, l’Union africaine et l’Autorité intergouvernementale pour le développement (IGAD) à intervenir d’urgence dans la crise entourant la présence militaire ougandaise dans son pays, selon les déclarations de Machar rapportées par Radio Tamazuj au Soudan du Sud, le vice-président a lancé de sévères avertissements dans une lettre officielle adressée au secrétaire général de l’ONU, Antonio Guterres, Machar a déclaré que la présence militaire ougandaise menace l’accord de paix historique de 2018, qui a marqué un tournant important après des années de conflit sanglant entre les forces gouvernementales et les groupes d’opposition.
Machar a expliqué que les forces ougandaises avaient commis un certain nombre de violations graves, notamment des frappes aériennes sur les États du Haut-Nil et de Jonglei, qui ont entraîné la mort et les blessures d’un grand nombre de civils, il a souligné que ces opérations aériennes constituent une violation flagrante du droit international et une atteinte à la souveraineté des États et aux droits de l’homme, en parlant des détails de l’incident, Machar a souligné que le gouvernement de transition au Soudan du Sud n’était partie à aucun accord concernant le déploiement des forces ougandaises et que cette décision n’avait reçu aucune approbation officielle, il a également noté que le gouvernement n’avait reçu aucune notification officielle des autorités ougandaises concernant l’intention de déployer ces forces, ce qui soulève des doutes sur les véritables objectifs derrière cette décision.
En conclusion de son message, Machar a appelé les Nations Unies et l’IGAD à prendre des mesures immédiates pour mettre fin à la violation de la souveraineté nationale du Soudan du Sud, et a exhorté à des mesures urgentes pour assurer la mise en œuvre des accords de paix et la protection des civils dans les zones touchées. Il a également souligné la nécessité d’envoyer une mission d’enquête internationale pour enquêter sur les violations commises par les forces ougandaises et demander des comptes aux responsables, ces appels interviennent à un moment particulièrement sensible pour le Soudan du Sud, qui continue de souffrir des répercussions du conflit en cours entre le gouvernement et l’opposition depuis son indépendance du Soudan en 2011.
