Politique

Le parlement mozambicain adopte une nouvelle loi pour apaiser les tensions politiques

Dans un changement politique significatif, le parlement mozambicain a approuvé mardi une nouvelle loi intitulée « Loi sur le dialogue national », une mesure décrite comme une étape cruciale sur la voie de la réconciliation nationale et jetant les bases d’une paix durable après des décennies de tensions et de conflits politiques, la loi, qui a été adoptée par une majorité confortable dans un climat rare de consensus, est considérée comme un indicateur de maturité politique croissante au sein des institutions nationales et d’une volonté collective de trouver des solutions durables aux problèmes chroniques qui affligent le pays, la nouvelle loi crée le Conseil national pour le dialogue, un organe permanent chargé d’organiser des réunions et des consultations entre divers acteurs politiques et sociaux, notamment le gouvernement, les partis politiques, les organisations de la société civile, les chefs religieux et les chefs traditionnels.

Selon Africa News, le conseil discutera de questions vitales affectant le présent et l’avenir du pays, telles que la justice transitionnelle, le partage des richesses, le développement local et les questions de sécurité et de paix sociale, dans le but de combler le fossé entre les institutions de l’État et les citoyens et de renforcer les mécanismes de compréhension au sein de la société mozambicaine, le porte-parole du Parlement a souligné que cette étape vise à renforcer la confiance entre les rivaux politiques et à établir un cadre permanent d’échange de points de vue, libre de toute logique de conflit ou d’exclusion, cette initiative s’inscrit dans le contexte d’une histoire complexe de confrontations entre le parti au pouvoir, le Frelimo, et la Renamo, qui était à l’origine un mouvement rebelle pendant la guerre civile (1977-1992) avant de se transformer en parti d’opposition.

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Malgré les accords de paix successifs, les tensions armées ont persisté par intermittence, notamment dans le centre du pays, jusqu’en 2019, mais ce qui a précipité l’adoption de la loi, c’est la vague de manifestations violentes qui a balayé le pays après les élections présidentielles contestées du 9 octobre, qui ont fait au moins 360 morts, selon des sources locales et internationales.

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