Les autorités burkinabè ont décidé de déduire 1% des salaires nets de tous les salariés des secteurs public et privé, et 25% des primes au niveau de tous les secteurs ministériels concernés, des entreprises publiques et des institutions publiques d’emploi « afin de financer le Fonds national de soutien.
Cette décision, annoncée lors d’un conseil des ministres présidé par le président par intérim Ibrahim Traoré, vise à « améliorer l’équipement des forces fermement engagées sur les différents théâtres d’opérations d’une part, et d’autre part la récompense des volontaires pour défendre » la patrie, qui passera de 60 000 à 80 000 francs CFA, le porte-parole du gouvernement, Jean-Emmanuel Ouedraogo, a déclaré, commentant ces décisions, que « cette guerre doit se terminer rapidement » et que « le soutien des travailleurs des secteurs public et privé est nécessaire, afin de pouvoir se mobiliser ensemble pour faire face à la situation», le responsable gouvernemental a ajouté : « Avec l’adoption de ce décret, les travailleurs qui ont cotisé volontairement peuvent, s’ils le souhaitent, continuer ou mettre fin à leur contribution volontaire », selon un communiqué du gouvernement, le capitaine Ibrahim Traoré a renouvelé son engagement à « renoncer à son salaire », et le communiqué considère que 2024 « est une année critique, au cours de laquelle le gouvernement sera mobilisé dans son ensemble pour affronter le dossier sécuritaire ».
Le Burkina Faso est confronté depuis 2015 à des attaques de groupes armés qui ont causé la mort de plus de 17 000 personnes et déplacé plus de deux millions de personnes.
