Economie

Rapport africain : Le Sénégal au bord d’une crise économique catastrophique

Un rapport économique sur la situation économique au Sénégal indique que le pays est au bord du désastre économique, car la crise financière qui fait rage dans le pays a atteint des niveaux critiques, le rapport, publié par le site Africa Telegraph, indique que la dette publique a atteint 98,4% du PIB, un niveau insoutenable qui menace de plonger le pays dans une spirale incontrôlable. Avec un déficit budgétaire de 1 379 milliards de francs CFA en 2023, soit une augmentation de 25% en un an. Plus grave, la révélation de détournements de fonds s’élevant à des milliards de francs CFA jette une ombre de doute sur la gestion de l’Etat, si des mesures strictes ne sont pas prises immédiatement, le pays risque un effondrement financier aux conséquences désastreuses.

La racine du problème réside dans la gestion opaque des finances publiques. Un audit indépendant des comptes de l’Etat a révélé un déficit massif de 2.096,4 milliards de francs CFA, résultant de dettes bancaires obtenues illégalement, sans l’approbation du Parlement, comment un tel scandale a-t-il pu passer inaperçu ? La corruption est omniprésente dans les institutions et le Sénégal se classe 72e sur 180 pays selon Transparency International. Sans un véritable soulèvement, l’impunité continuera d’étouffer toute tentative de réforme, la transformation numérique des finances publiques et le renforcement des institutions de lutte contre la corruption ne sont plus une option, mais une nécessité urgente. Le pays ne peut plus se permettre de perdre des centaines de milliards de francs CFA chaque année à cause de la fraude et des détournements de fonds.

  Meta présente ses principales étapes pour 2023 en Afrique subsaharienne

Le Sénégal consacre déjà 42% de ses recettes fiscales au remboursement de sa dette. Il s’agit d’un niveau insoutenable qui restreint considérablement la capacité d’investir dans des secteurs clés. En 2024, le service de la dette atteindra 2 200 milliards de francs CFA. Si cette tendance se poursuit, l’État sera contraint de réduire drastiquement les dépenses publiques, au détriment de services essentiels comme l’éducation et la santé, face à cette réalité, un rééchelonnement de la dette auprès du FMI et de la Banque mondiale s’avère impératif. Mais à quel prix ? Le pays risque de tomber sous la tutelle des créanciers internationaux, avec des mesures d’austérité qui impacteront sévèrement la population.

Ajouter un commentaire

Leave a Reply

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

Les plus lus

To Top