Le secrétaire général de l’ONU a déclaré qu’il suivait les récents développements en Nigéria, à la suite d’informations faisant état de manifestants blessés par balle.
Dans un communiqué publié par son porte-parole, M. António Guterres a condamné, « l’escalade violente, qui a eu lieu le 20 octobre, à Lagos, qui a fait de nombreux morts et de nombreux blessés ».
Selon des témoins oculaires, les forces de sécurité nigérianes ont ouvert le feu sur des manifestants à Lagos, mardi soir, alors que les manifestations se poursuivaient contre l’unité de police récemment dissoute, connue sous le nom de SRAS.
Le gouvernement s’est engagé à poursuivre la réforme du secteur de la police et à améliorer la responsabilité de la police.
Un couvre-feu a été imposé à Lagos et dans d’autres régions du Nigéria, avec des rapports faisant état de tensions persistantes jusqu’à mercredi, alors que la police de toute la ville a tiré en l’air, essayant de disperser les manifestants qui défiaient les ordres de rester à l’écart des rues.
M. António Guterres a appelé les autorités nigérianes à « enquêter sur ces incidents et à punir les auteurs responsables ».
Le Secrétaire général a également exhorté les forces de sécurité à « agir, à tout moment, avec la plus grande retenue, tout en appelant les manifestants à manifester pacifiquement et à s’abstenir de toute violence ».
Dans sa déclaration, le Secrétaire général a exhorté les autorités à explorer rapidement les moyens de calmer la situation, soulignant que les Nations Unies étaient prêtes à soutenir les efforts nationaux pour trouver une solution.
De son côté, la Haut-commissaire des Nations Unies aux droits de l’homme, Michelle Bachelet, a fermement condamné l’utilisation par les forces armées nigérianes d’une force excessive et disproportionnée à Lagos, mardi soir.
Les autorités nigérianes ont appelé à ce que des mesures urgentes soient prises pour traiter de manière décisive le problème fondamental des violations continues commises par les forces de sécurité et à redoubler d’efforts pour traduire en justice le personnel policier et militaire accusé de crimes contre des civils.