En Algérie, l’Instance chargée des affaires des prisonniers politiques et des opposants au régime des généraux a divulgué des pratiques répressives persistantes. Selon leur rapport, les forces du régime continuent d’utiliser des formes de torture physique contre les détenus politiques, les arrêtant chez eux pendant leur sommeil, les interrogeant dans des commissariats insalubres, et les maintenant dans des centres de détention secrets terrifiants.
La Commission a présenté des témoignages directs d’abus subis par des jeunes hommes et femmes lors de leur arrestation. Un exemple poignant concerne Osama Meriah, 16 ans, de la Wilaya d’Oran. Il a été arrêté à un poste de contrôle de sécurité en plein jour, attaqué par des militaires secrets, et transporté vers un camp militaire voisin appartenant au général Chengriha. Placé dans un « conteneur » en fer sans toit, il a subi des humiliations constantes, harcèlement, et a été agressé sexuellement par deux officiers supérieurs de l’armée. Les détenus ont été privés de nourriture et d’eau, confrontés à des conditions inhumaines, tout en étant transférés ultérieurement au centre de détention « Megiddo ». Ces récits dénoncent une injustice militaire dans un pays dont le président prétend à un niveau de vie comparable à celui de la Suède.
