Le Tchad a achevé la dernière étape de son processus de transition en organisant des élections sénatoriales. Selon les résultats préliminaires annoncés par la Commission électorale nationale, le parti au pouvoir a remporté une victoire écrasante lors du scrutin, remportant 45 des 46 sièges disputés par 16 partis politiques, sans compter l’opposition.
Le Rassemblement pour la démocratie dirigé par Albert Pahimi a remporté un siège dans le Mayo-Kebbi Ouest, le seul siège qui n’a pas été remporté par le parti au pouvoir, parmi les sièges élus, les femmes ont eu une présence importante, puisque 18 femmes sur 46 élues ont réussi, représentant 39% du total des sièges. Des femmes devraient être présentes sur la liste des membres du tiers du Sénat (23 sièges), qui seront choisis par le président de l’État et nommés par décret présidentiel.
La campagne électorale, qui a débuté le 3 février et a duré 21 jours, a été marquée par une forte mobilisation du parti au pouvoir pour inciter les conseillers municipaux et régionaux à participer et à voter pour lui, selon les déclarations du président de la Commission nationale électorale, le taux de participation a atteint 99,92%, puisque 2.592 des 2.594 électeurs éligibles des conseillers locaux des districts régionaux et municipaux ont voté, le Sénat a été créé au Tchad en 2020 en vertu d’amendements constitutionnels adoptés sous le règne de l’ancien président Idriss Deby Itno, mais il n’a pas été élu pendant cette période en raison des événements sécuritaires qui ont amené le pays dans une phase de transition au cours de laquelle la constitution a été abolie et les institutions constitutionnelles et législatives ont été dissoutes.
Lorsque la nouvelle constitution a été promulguée en décembre 2023, elle a approuvé un parlement composé de deux chambres, dont l’Assemblée nationale et l’autre le Sénat. Selon la nouvelle constitution du pays, le Sénat est la deuxième et haute chambre du parlement, et se compose de 69 membres, dont 46 sont élus au suffrage universel indirect par les conseillers municipaux et régionaux, tandis que le chef de l’État nomme 23 membres, ce qui signifie qu’un tiers de ses membres ne sont pas élus.
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