Le président béninois Patrice Talon a officiellement annoncé qu’il ne se présenterait pas pour un troisième mandat aux élections de l’année prochaine. Les propos de Talon interviennent lors d’un entretien accordé au magazine Jeune Afrique, au cours duquel il a souligné son respect de la constitution et son attachement au principe de l’alternance pacifique du pouvoir, estimant que « le changement est nécessaire pour renforcer la démocratie et consolider les institutions », cette annonce a mis fin aux spéculations qui allaient bon train depuis son élection à la présidence du Bénin en 2016 et sa réélection en 2021. La controverse avait persisté sur la possibilité qu’il cherche à modifier la constitution pour prolonger son mandat, jusqu’à ce qu’il mette fin à tous les doutes avec ses déclarations confirmant qu’il ne chercherait pas à se maintenir au pouvoir après la fin de son deuxième mandat.
« J’ai toujours été clair quant à mon engagement envers les lois et les institutions », a déclaré Talon dans l’interview accordée au magazine. Nous ne pouvons pas modifier les règles pour les adapter aux ambitions individuelles. « Le transfert pacifique du pouvoir est le fondement de la démocratie », ces derniers mois, la scène politique béninoise a été marquée par une dichotomie quant à la possibilité que le président tente de contourner la Constitution pour se maintenir au pouvoir, ses partisans ont exprimé leur souhait de le voir se maintenir au pouvoir, saluant ce qu’ils ont décrit comme les réalisations économiques et les réformes administratives réalisées durant sa présidence, tandis que l’opposition a mis en garde contre toute tentative de prolongation de son mandat.
Cette annonce ouvre la porte à des élections présidentielles ouvertes en 2026, au cours desquelles les partis politiques devront rechercher de nouveaux candidats capables de conduire le pays vers la phase suivante. Des sources médiatiques ont indiqué que certaines personnalités politiques du pays ont commencé à se présenter comme des alternatives potentielles au président sortant, alors que le compte à rebours avant cette élection commence, l’arène politique devrait être témoin de nouvelles alliances et d’une intensification de l’activité électorale, dans un contexte de questions sur le successeur potentiel du président actuel et sur son rôle dans le choix de son successeur.
