Politique

Présidentielle ivoirienne : le parti de Gbagbo exige sa réinscription sur la liste électorale

Le parti de l’ancien président ivoirien Laurent Gbagbo, chef de file de l’opposition, a exigé mardi que son leader soit réintégré sur la liste électorale, dont il reste radié, l’empêchant de se présenter à la présidentielle prévue le 25 octobre, « Nous allons exiger que Gbagbo soit inscrit sur la liste électorale », a déclaré Sébastien Dano Djedje, président exécutif du Parti du peuple africain-Côte d’Ivoire (PPA-CI), lors d’une conférence de presse, le nom de celui qui a dirigé la Côte d’Ivoire entre 2000 et 2011, aujourd’hui âgé de 79 ans, ne figurait pas sur la liste électorale provisoire publiée lundi par la Commission électorale indépendante.
L’ancien président risque une condamnation pénale pour des incidents liés à la crise post-électorale de 2010-2011 qui ont entraîné la perte de ses droits civils et politiques. « Nous épuiserons toutes les voies de recours que nous offre la constitution », a souligné Gidji, le parti a également noté que la Cour africaine des droits de l’homme et des peuples a ordonné au gouvernement de Côte d’Ivoire en 2020 de « lever immédiatement tous les obstacles » empêchant la réinscription de Gbagbo sur la liste, malgré son inéligibilité, Laurent Gbagbo s’est déclaré candidat à la présidentielle et reste à ce jour le « candidat unique » du parti, selon Djidji. Le parti a également annoncé la « suspension de ses missions sur le terrain avec effet immédiat » et demandé à ses militants et sympathisants de « se concentrer sur la candidature » de Gbagbo.
Par ailleurs, le PPA-CI a appelé à une nouvelle révision de la liste électorale, une demande répétée par les partis d’opposition ces derniers mois. Le président de la Commission électorale indépendante (CEI), Ibrahim Kouibert Coulibaly, a rejeté sa demande, invoquant un calendrier « très serré » d’ici à l’élection présidentielle du 25 octobre. La liste définitive devrait être publiée en juin, deux autres personnalités ont également été retirées de la liste : l’ancien bras droit de Laurent Gbagbo, Charles Blé Goudé, et l’ancien Premier ministre Guillaume Soro, lui aussi condamné par la justice.

  L'organisation ISIS dans "l'État du Sahel" en Afrique prête allégeance au nouveau dirigeant
Ajouter un commentaire

Leave a Reply

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

Les plus lus

To Top