Politique

L’Union européenne impose des sanctions aux généraux rwandais et aux responsables du M23

Les 27 États membres de l’UE ont convenu d’imposer des sanctions à plusieurs officiers et dirigeants rwandais du mouvement M23, le groupe rebelle qui combat dans l’est de la République démocratique du Congo avec le soutien de Kigali, la décision a été annoncée le 17 mars après une réunion des ministres des Affaires étrangères de l’UE. Neuf individus et une entité ont été ciblés. Parmi les noms les plus connus figure le général de division Rocky Karusisi, qui était jusqu’à récemment le commandant des forces spéciales des Forces de défense rwandaises, deux jours seulement avant l’annonce de l’UE, le 15 mars, le président Paul Kagame l’a remplacé par le général de brigade Stanislas Gachoge.

Des experts de l’ONU avaient pointé du doigt Karusisi en juin 2023, l’accusant de superviser les opérations des Forces de défense rwandaises dans l’est de la RDC sous la supervision de James Kabarebe, le ministre rwandais de la Coopération régionale, lui aussi soumis à des sanctions américaines. Des sanctions ont été imposées à Karusisi, ainsi qu’au général de division Eugène Nkubito, commandant de la 3e division des RDF, et au général de brigade Pascal Muhezi, commandant de la 2e division. Les deux unités sont actuellement déployées dans l’est du Congo, du côté du M23, l’Union européenne a imposé des sanctions à Bertrand Bisimwa, chef de l’aile politique du groupe, et au colonel John Imani Nzenzi, son chef des renseignements. Le nom d’Erasto Bahati Musanga, nommé en février par les rebelles « gouverneur » du Nord-Kivu, a également été évoqué.

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L’Union européenne a également imposé des sanctions à Francis Kamanzi, directeur du Rwanda Mining Board. Cette décision met en péril le partenariat stratégique UE-Rwanda sur les minéraux, conclu en février 2024, qui a suscité la colère de Kinshasa, les sanctions étaient attendues depuis que le Parlement européen les avait réclamées, mais elles ont été reportées à la dernière minute le 24 février. Lors de la précédente réunion des ministres des Affaires étrangères, le ministre luxembourgeois des Affaires étrangères, Xavier Bettel, avait bloqué cette démarche, exhortant ses collègues à accorder plus de temps à la diplomatie régionale.

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