Le ministre érythréen des Affaires étrangères, Osman Saleh, a rejeté les accusations selon lesquelles l’Érythrée se préparait à un nouveau conflit avec l’Éthiopie, affirmant que ces accusations étaient motivées politiquement et visaient à faire porter la responsabilité des crises internes de l’Éthiopie à Asmara, le ministre érythréen a expliqué lors d’un point de presse que les accusations les plus importantes contre son pays tournent autour de la déstabilisation de la région, certains affirmant que l’Érythrée se prépare à une guerre contre l’Éthiopie, il a également déclaré que les accusations portaient sur « l’accord de Pretoria » entre le gouvernement éthiopien et le Front du Tigré, en plus des déclarations concernant les ambitions de l’Éthiopie d’accéder à la mer. Saleh a considéré ces allégations comme une tentative de rendre l’Érythrée responsable des problèmes internes de l’Éthiopie, à un moment où Addis-Abeba est confrontée à des défis politiques importants.
Concernant l’activité militaire érythréenne sur le territoire éthiopien, le ministre érythréen des Affaires étrangères a confirmé que les forces de son pays se sont redéployées le long de la frontière internationalement reconnue entre les deux pays immédiatement après la fin du conflit en novembre 2022, concernant l’accord signé à Pretoria entre le gouvernement éthiopien et le Front du Tigré, Saleh a souligné que l’Érythrée ne se considère pas comme partie prenante et ne souhaite pas s’ingérer dans les affaires intérieures de l’Éthiopie, le ministre a considéré les déclarations liant l’Érythrée à cet accord comme de simples inventions, et a souligné que l’Érythrée rejette toute tentative de l’impliquer dans le conflit interne éthiopien, concernant les ambitions de l’Éthiopie en matière d’accès à la mer, Saleh a exprimé sa surprise face à la poursuite continue par l’Éthiopie de ces ambitions, qu’il a qualifiées de « dépassées et irréalistes ».
Osman Saleh a souligné que l’Érythrée rejetait toute tentative de déstabilisation du statu quo ou d’atteinte à sa souveraineté sur son territoire. Il a également appelé la communauté internationale à faire pression sur l’Éthiopie pour qu’elle mette un terme à ces ambitions, qui compromettent la sécurité et la stabilité dans la Corne de l’Afrique.
