Le Kenya est au cœur d’une controverse politique croissante après que le slogan « Ruto doit partir » est devenu le symbole des protestations populaires croissantes contre le gouvernement du président sortant William Ruto, la récente présence du président Ruto à un match de qualification pour la Coupe du monde entre le Kenya et le Gabon dans un stade de Nairobi a provoqué la colère de nombreux supporters, qui ont continué à scander le slogan tout au long du match, déclenchant une controverse sur la légitimité de l’appel à la démission du président.
Cette revendication, qui s’est rapidement répandue sur les réseaux sociaux et lors des manifestations dans les rues de la capitale, Nairobi, et de plusieurs grandes villes, reflète un profond sentiment de mécontentement à l’égard des politiques économiques et sociales qui, selon de nombreux Kenyans, n’ont pas réussi à améliorer leurs conditions de vie, alors que les manifestations s’intensifiaient et que la crise économique s’aggravait, ce slogan est devenu l’une des expressions les plus utilisées par les opposants au gouvernement, les manifestants qui portaient cette revendication sur leurs banderoles lors des récentes manifestations ont appelé à la démission du président, arguant que son gouvernement n’avait pas respecté ses engagements économiques et n’avait pas réussi à apporter des solutions efficaces aux crises auxquelles sont confrontés les citoyens, telles que la hausse des prix et la détérioration de la situation économique.
La controverse croissante autour de cette demande a incité le gouvernement kenyan à adopter une position ferme contre ceux qui la soulèvent, la considérant comme une menace pour la stabilité du pays.
Le procureur général du Kenya, Justin Muturi, a demandé à la police d’ouvrir une enquête officielle sur les militants qui ont lancé ce slogan, affirmant qu’il constitue une violation des lois interdisant la sédition et les troubles publics, cependant, l’opposition a réagi avec fermeté à ces mesures. L’ancien Premier ministre Raila Odinga a considéré ces mesures comme une tentative de restreindre la liberté d’expression dans le pays, soulignant que « les protestations et les revendications populaires font partie de la démocratie ».
