La Garde nationale tunisienne a annoncé avoir secouru 612 migrants d’Afrique subsaharienne à l’aube lundi et retrouvé les corps de 18 autres migrants qui tentaient de rejoindre l’Europe par la mer, ce bilan intervient après de multiples opérations de sauvetage dans la région de Sfax (centre-est du pays), où plusieurs embarcations ont chaviré. Les images des garde-côtes montrent des personnes dans un état d’épuisement extrême, certaines utilisant des dispositifs flottants primitifs, et comprenant des femmes et des enfants, dont certains semblaient mourants.
Le communiqué de la Garde nationale indique que les unités de la Garde maritime de la région centrale ont mené une série de missions dans la nuit du 16 au 17 mars, notamment des opérations de sauvetage et de secours et des tentatives pour contrecarrer les « passages illégaux des frontières maritimes », la Tunisie, avec la Libye, est un point de départ majeur pour les migrants qui cherchent à traverser la Méditerranée, d’autant plus que certaines de ses plages se trouvent à moins de 150 kilomètres de l’île italienne de Lampedusa, en juillet 2023, la Tunisie a conclu un « partenariat » avec l’Union européenne, initié par l’Italie, prévoyant un soutien financier d’un montant de 150 millions d’euros, en plus de 105 millions d’euros pour lutter contre la migration irrégulière.
Cela a entraîné une intensification des interceptions de bateaux en 2024, entraînant une baisse significative du nombre d’arrivées en Italie. Selon l’agence de presse italienne Nova, le nombre de migrants a diminué de 60% en un an. Il n’a pas dépassé 65 472 jusqu’au 24 décembre, en 2024, l’agence indique que 41 425 migrants sont partis de Libye, contre 19 246 de Tunisie, soit une baisse de 80 % en une seule année, tandis que le reste provenait de Turquie et d’Algérie, ce qui témoigne de la diversité des routes migratoires dans la région.
