Le continent africain a été le théâtre d’une importante campagne de sécurité qui a abouti à l’arrestation de plus de 300 individus soupçonnés d’être impliqués dans des activités de cybercriminalité. Cette opération s’inscrivait dans le cadre d’une opération internationale coordonnée menée par INTERPOL en coopération avec l’Organisation africaine de police criminelle (AFRIPOL) et impliquant 25 pays africains, l’opération, baptisée « Falcon 2 », s’inscrit dans le cadre des efforts internationaux en cours pour lutter contre les cybermenaces transfrontalières qui constituent une menace importante pour la sécurité économique et sociale des pays africains.
Pendant plusieurs semaines, les forces de l’ordre des pays participants, avec le soutien technique d’INTERPOL et d’AFRIPOL, ont mené des raids et des enquêtes numériques de grande envergure, notamment la surveillance des comptes bancaires, l’analyse des données numériques et la surveillance des activités suspectes en ligne, l’opération a permis l’arrestation de 318 suspects, la confiscation de plus de 4 millions de dollars de fraude informatique et le démantèlement de réseaux criminels complexes impliqués dans la fraude financière, l’extorsion, le vol d’identité, la fraude par courrier électronique et la fraude amoureuse, selon un rapport officiel publié par Interpol, un réseau de fraude financière a été découvert, qui a saisi plus de 1,2 million de dollars par le biais de virements bancaires frauduleux vers le Malawi, ainsi que des réseaux au Nigeria, au Cameroun et en Côte d’Ivoire qui ont utilisé des outils numériques sophistiqués pour usurper des identités et accéder aux comptes bancaires d’entreprises et de particuliers.
Dans le même contexte, un reportage de la BBC a indiqué que de nombreux gangs ont adopté des méthodes ciblant des victimes émotionnellement vulnérables, un homme arrêté au Nigéria a été accusé d’avoir organisé une escroquerie amoureuse, se faisant passer pour un officier militaire étranger ou un travailleur humanitaire pour inciter les victimes à transférer de l’argent, les autorités ont également saisi divers outils techniques, notamment des cartes bancaires contrefaites, des smartphones, des périphériques de stockage numérique et des logiciels malveillants utilisés pour voler des identifiants de connexion et contourner les systèmes de paiement électronique.
